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L’électrostimulation n’est utile qu’en complément à un entraînement régulier

 

L’intérêt pour l’électrostimulation est grandissant et les derniers avancements technologiques permettent aux athlètes et aux entraîneurs de se procurer un électro-stimulateur portatif, à coût abordable. L’électrostimulation musculaire peut être appliquée avec une variété de protocoles et de paramètres différents. Dans cet article, on s’est surtout penché sur les protocoles d’électrostimulation à haute fréquence.

L’électrostimulation est un complément à la musculation pour plusieurs athlètes de haut niveau. Elle imposerait une activation très rapide des unités motrices à un niveau de force relativement bas, d’où un stress neuromusculaire particulier. Les séances d’électrostimulation sont généralement assez courtes (12 à 15 min), et donc pratiques. L’électrostimulation à haute fréquence est caractérisée par une modulation importante de la fréquence des stimulations, soit de 40 à 50 Hz, ce qui induit généralement des contractions musculaires isométriques. À amplitude de stimulation maximale, elle peut provoquer de l’inconfort et de la douleur. Les séances d’électrostimulation à haute fréquence comportent généralement de 30 à 40 contractions musculaires maximales par séance. On les effectue généralement 3 à 5 fois par semaine, pendant 3 à 5 semaines.

De nombreuses études indiquent que l’électrostimulation à haute fréquence augmente la force et la puissance musculaires. Ces améliorations s’expliquent par une adaptation neurale aux stimuli. Il n’est toutefois pas recommandé de ne faire que de l’électrostimulation à haute fréquence, sans autre forme d’entraînement. Il s’agit plutôt de l’utiliser en complément à l’entraînement régulier, car les améliorations engendrées par l’électrostimulation sont souvent inférieures à celles de l’entraînement régulier. L’électrostimulation peut s’accompagner d’une amélioration dans l’exécution de mouvements complexes et requérants un niveau élevé de coordination neuromusculaire, à condition d’être effectuée en complément à l’entraînement technique où les contractions musculaires sont volontaires.

L’auteur souligne que l’électrostimulation à haute fréquence n’engendre pas d’améliorations de force et de la puissance musculaires supérieures à celles qui accompagnent un entraînement normal. L’électrostimulation peut être un complément à l’entraînement habituel, dans certaines situations, par exemple pour briser la routine d’un athlète dont les performances auraient tendance à plafonner.

Thème(s)

Préparation à la performance et réadaptation

 

Rédacteur

Charles Castonguay, étudiant en kinésiologie, Université Laval, cast_charles@hotmail.com

 

Éditeur

 

Guy Thibault, Ph.D., Direction du sport et de l’activité physique, gouvernement du Québec;

Département de kinésiologie de l’Université de Montréal; et INFE

 

Mots clés

Électrostimulation, force, puissance, performance, réadaptation

 

Sports ciblés

Tous les sports

 

Source primaire

Maffiuletti NA (2006) The use of electrostimulation exercise in competitive sport. Int J Sports Physiol Perform 1:406-7.

www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19124897

 

 Lectures suggérées

Paillard T (2008) Combined application of neuromuscular electrical stimulation and voluntary muscular contractions. Sports Med 38:161-77.

www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18201117

Gregory CM, Bickel CS (2005) Recruitment patterns in human skeletal muscle during electrical stimulation. Phys Ther 85:358-64.

www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15794706